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Action Urgente
Amérique / Honduras / Amérique Latine
vendredi 1er avril 2011 par Front Line
31 mars 2011
Appel commun de Front Line, American Jewish World Service et Urgent Action Fund Latin America
Le 28 mars 2011, la défenseuse des droits humains, Mme Miriam Miranda Chamorro, a été détenue pendant dix heures et demie, par les autorités de la municipalité de Tela au Honduras. Miriam Miranda Chamorro est Présidente de l’Organización Fraternal Negra Hondureña – OFRANEH, une organisation qui travaille depuis 1978 pour la promotion de la capacité à l’autodétermination de la communauté afro-américaine Garifuna, à travers des programmes qui soutiennent leur avancement politique, social, économique et culturel. Elle avait participé à la Plateforme de Dublin en 2005.
Informations Complémentaires
Le 28 mars 2011 vers 07h30, Miriam Miranda Chamorro a été arrêtée alors qu’elle participait à une manifestation pacifique de soutien aux professeurs en grève au Honduras. Miriam Miranda Chamorro aurait été la seule personne placée en détention parmi un important groupe de manifestants, ce qui indiquerait la nature sélective de cette arrestation. Lors de l’arrestation, plusieurs grenades de gaz lacrymogène ont été jetées en direction de Miriam Miranda Chamorro. L’une des grenades a atteint la défenseuse au ventre, la blessant. Elle aurait ensuite été jetée au sol, rouée de coups et victime d’injures raciales proférées par la police. Elle a été conduite au poste de police de Tela, où elle aurait été détenue pendant deux heures et demie avant que quelqu’un ne lui lise ses droits. Quatre heures après son arrestation, elle a été soignée pour des brûles au ventre, des spasmes pulmonaires et les coups qu’elle a reçu sur tout le corps lors de l’arrestation.
Miriam Miranda Chamorro a été libérée « provisoirement » dans la soirée du 28 mars. Toutefois, elle est accusée de sédition et d’entrave au droit de passage public. Pour cette dernière accusation, elle encoure une peine de 10 à 15 ans de prison.
Front Line, American Jewish World Service et Urgent Action Fund Latin America (UAF-LA) sont préoccupées pour l’intégrité physique et psychologique de Miriam Miranda Chamorro et pensent que sa détention, les mauvais traitements et les accusations ont un lien direct avec son travail légitime et pacifique en faveur des droits humains. Ces actes reflètent le schéma de constant harcèlement contre les défenseur-ses des droits humains au Honduras depuis le coup d’Etat du 28 juin 2009, et particulièrement au cours des deux dernières semaines.