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s'abonner à un ou plusieurs bulletinsmardi 24 novembre 2009 par I save lives - AI Belgique
Action complémentaire sur l’AU 232/09, AMR 41/060/2009
Une défenseure des droits humains mexicaine, qui dénonce ouvertement les violations des droits humains commises par l’armée, a été harcelée par des militaires à son domicile de Culiacán, dans l’État de la Sinaloa (nord du Mexique). Son collègue a été blessé par balle au mois d’août par un inconnu.
Le 12 novembre à l’aube, plus de 20 militaires se sont rendus au domicile de Mercedes Murillo Monge, la présidente du Front civique de la Sinaloa (FCS) – une organisation de défense des droits humains active dans tout l’État. Lorsqu’elle a ouvert la porte, au moins cinq militaires ont pointé leurs armes sur elle tandis que 20 autres se tenaient le long de la route. Ils ont affirmé qu’ils devaient vérifier son identité et son adresse, et se renseigner sur les membres de sa famille. Cependant, Mercedes Murillo pense que cette visite n’était qu’un prétexte pour la harceler car les militaires ont accepté qu’elle leur présente une simple carte de visite en guise de pièce d’identité. Ils lui ont indiqué, par ailleurs, qu’ils avaient été envoyés chez elle sur ordre de leur général.
En tant que présidente du FCS, Mercedes Murillo s’est exprimée à plusieurs reprises au sujet d’actes de violence commis par des militaires mexicains. Le 31 août, son collègue Salomón Monárrez a reçu trois balles tirées par un homme cagoulé. Il a été blessé et il est actuellement en convalescence. Le frère de Mercedes Murillo, Ricardo Murillo Monge, qui est également un membre fondateur du FCS, a été enlevé et tué en septembre 2007. Les enquêtes portant sur ces deux affaires n’ont pas abouti. Aucune mesure de protection n’a été proposée aux membres du FCS.
DANS LES APPELS QUE VOUS FEREZ PARVENIR LE PLUS VITE POSSIBLE AUX DESTINATAIRES MENTIONNÉS CI-APRÈS (en espagnol ou dans votre propre langue) :
ENVOYEZ VOS APPELS AVANT LE 1er JANVIER 2010 À :
Vérifiez auprès de votre section s’il faut encore intervenir après la date indiquée ci-dessus. Merci. Ceci est la première mise à jour de l’AU 232/09 (AMR 41/045/2009). Pour plus d’informations : www.amnesty.org/fr/library/info/AMR41/045/2009/fr
Ministre de l’Intérieur :
Lic. Fernando F. Gómez-Mont Urueta
Secretario de Gobernación
Secretaría de Gobernación
Bucareli 99, 1er piso,
Col. Juárez, Del. Cuauhtémoc,
México D.F., C.P.06600, Mexique
Fax : +52 5550 93 34 14
Courriers électroniques : secretario segob.gob.mx
Formule d’appel : Señor Secretario, / Monsieur le Ministre,
Procureur général de la République :
Lic. Eduardo Medina-Mora Icaza
Procuraduría General de la República
Av. Paseo de la Reforma nº 211-213, Piso 16
Col. Cuauhtémoc, Del. Cuauhtémoc
México D.F., C.P. 06500, Mexique
Fax : +52 5553 46 09 08
Formule d’appel : Señor Procurador General, / Monsieur le Procureur général,
Gouverneur de la Sinaloa :
Lic. Paseo de la Reforma nº 211-213, Piso 16
Gobernador del Estado de Sinaloa
Palacio de Gobierno
Av. Insurgentes, S/N 3er. Piso
Culiacán 80129,Sinaloa
Mexique
Fax : +52 6677 14 78 70
Courriers électroniques : gobernador sinaloa.gob.mx
Formule d’appel : Señor Gobernador, / Monsieur le Gouverneur,
Copies à :
Organisation de défense des droits humains : Frente Cívico Sinaloense, Angel Flores # 355 Pte. (interior) Col. Centro, Culiacán, Sinaloa. C. P. 80000, Mexique
Veuillez également adresser des copies aux représentants diplomatiques du Mexique dans votre pays.
Ambassade des Etats-Unis du Mexique
AV. F. D. ROOSEVELT / F. D. ROOSEVELTLAAN,94
1050 IXELLES
eMail : embamex embamex.eu
Fax 02.646.87.68
Fax 02.644.08.19
INFORMATIONS GENERALES
Au Mexique, des défenseurs des droits humains sont menacés, agressés, poursuivis pour des motifs politiques et emprisonnés pour avoir mené des mouvements de protestation ou prôné le respect des droits fondamentaux. Le gouvernement a accepté de mettre en place pour plusieurs militants les mesures de protection ordonnées par la Commission interaméricaine des droits de l’homme, mais certains ont indiqué qu’aucune protection efficace ne leur avait été fournie. Aucun effort substantiel n’a été fait pour enquêter sur les cas de violences contre des défenseurs des droits humains. Dans ce type d’affaires, l’impunité est la règle, ce qui laisse la porte ouverte à de nouvelles attaques.
Depuis trois ans, la violence liée au crime organisé s’est intensifiée au Mexique : les médias ont signalé plus de 14 000 homicides ayant un lien avec les cartels de la drogue. Le gouvernement du président Calderón a envoyé plusieurs milliers de policiers fédéraux et 50 000 militaires dans les zones les plus touchées afin de lutter contre les cartels de la drogue. Cependant, la criminalité n’a pas diminué pour autant. Au contraire, d’après la Commission nationale des droits humains (CNDH), le nombre de cas signalés de violations commises par des militaires, notamment des homicides, des actes de torture, des détentions arbitraires et des perquisitions illégales, a été multiplié par six entre 2006 et 2008. Ces affaires font fréquemment l’objet d’enquêtes et de procès au sein du système judiciaire militaire, qui n’offre aucune garantie d’impartialité et d’indépendance, la grande majorité des auteurs restant ainsi impunis. Par conséquent, les victimes et leurs proches sont privés du droit à un recours utile et les responsables militaires savent qu’il est peu probable qu’ils soient tenus de s’expliquer devant la justice.