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s'abonner à un ou plusieurs bulletinsmercredi 17 février 2010 par I save lives - AI Belgique
Un homme armé a menacé une femme (Amnesty International connaît son identité mais préserve son anonymat) qui milite avec la défenseure des droits humains Ingrid Vergara, dans la ville de Sincelejo (nord de la Colombie). Ces deux militantes sont en danger, tout comme les autres membres de l’organisation pour laquelle travaille Ingrid Vergara.
Le 5 février, vers 20h15, deux hommes à moto ont pris cette femme en filature alors qu’elle se trouvait sur le siège arrière d’un taxi-moto à Sincelejo, capitale du département de Sucre. Lorsqu’ils sont arrivés à la hauteur du taxi, l’un d’eux a sorti une arme à feu et l’a pointée dans la direction de la passagère pendant quelques secondes ; ensuite, la moto a accéléré et disparu.
Ingrid Vergara est la porte-parole du Mouvement national des victimes de crimes d’État (MOVICE). La femme menacée le 5 février est une travailleuse sociale et une sympathisante du MOVICE. Ingrid Vergara et elle avaient passé la plupart des journées des 4 et 5 février ensemble lors de réunions dans le cadre desquelles elles avaient abordé, avec des collègues et des partenaires, les activités récentes des paramilitaires dans le département de Sucre. Le 4 février, avec d’autres membres du MOVICE, elles avaient remis au gouverneur de Sucre une lettre l’accusant d’entretenir des liens avec un groupe paramilitaire.
Ces dernières années, Ingrid Vergara a été la cible de tentatives d’intimidation et de menaces de mort à de nombreuses reprises. Le 26 octobre 2009, une lettre de menaces de mort à son intention a été remise à sa fille de 14 ans, Cendy Torres. Le 2 avril 2008, des hommes avaient dit à l’adolescente qu’ils allaient la tuer à cause des activités de sa mère.
DANS LES APPELS QUE VOUS FEREZ PARVENIR LE PLUS VITE POSSIBLE AUX DESTINATAIRES MENTIONNÉS CI-APRÈS (en espagnol ou dans votre propre langue) :
VEUILLEZ ENVOYER VOS APPELS AVANT LE 26 MARS 2010 :
Vérifiez auprès de votre section s’il faut encore intervenir après la date indiquée ci-dessus. Merci.
Ministre de l’Intérieur et de la Justice :
Sr. Fabio Valencia Cossio
Ministerio del Interior y de Justicia,
Carrera 9a. No. 14-10,
Bogotá, Colombie
Fax : +57 1 599 8013
Formule d’appel : Estimado Sr. Ministro, / Monsieur le Ministre,
Procureur général par intérim :
Dr. Guillermo Mendoza Diago
Fiscal General de la Nación (e)
Diagonal 22B,
(Av. Luis Carlos Galán No. 52-01),
Bloque C, Piso 4, Bogotá, Colombie
Fax : +57 1 570 2000 (quand vous entendrez le message d’accueil, composez le 2017)
Formule d’appel :
Estimado Sr. Fiscal General / Monsieur le procureur général,
Copies à :
Ministre des Affaires étrangères :
Sr. Jaime Bermúdez
Ministerio de Relaciones Exteriores
Calle 10 No 5-51, Palacio de San Carlos, Bogotá, Colombie
Fax : +57 1 381 47 21
Formule d’appel :
Estimado Sr. Ministro / Monsieur le Ministre,
Veuillez également adresser des copies aux représentants diplomatiques de la Colombie dans votre pays.
Ambassade de Colombie
AV. F. D. ROOSEVELT / F. D. ROOSEVELTLAAN,96A
1050 IXELLES
eMail : embcolombia emcolbru.org
Ceci est la première mise à jour de l’AU 301/09. Pour plus d’informations : http://www.amnesty.org/fr/library/asset/AMR23/027/2009/en/3be7aca8-b360-...
INFORMATIONS GENERALES
Ingrid Vergara et ses collègues du MOVICE ont recensé et dénoncé de nombreux cas d’exécutions extrajudiciaires et de disparitions forcées imputables à des groupes paramilitaires du département de Sucre. Le MOVICE est une vaste coalition d’organisations de la société civile qui militent pour que les victimes d’atteintes aux droits humains commises au cours du conflit armé qui déchire la Colombie depuis de nombreuses années obtiennent vérité, justice et réparation.
Les autorités colombiennes ont pris des mesures pour assurer la protection d’Ingrid Vergara et de Cendy Torres, mais la militante estime qu’elles sont inadaptées. Ni cette femme, ni ses collègues n’ont été informés d’un quelconque progrès dans l’enquête menée sur les menaces de mort et tentatives d’intimidation dont ils ont fait l’objet.
Défendre les droits fondamentaux en Colombie, c’est s’exposer et exposer ses proches au risque constant d’être enlevé ou tué. Ceux qui collaborent étroitement avec les investigations pénales très médiatisées sur les atteintes aux droits humains, comme les témoins, les procureurs, les avocats et les juges, sont parfois la cible de menaces, voire d’homicides.
Ces dernières années, le recours aux menaces de mort à l’encontre des défenseurs des droits humains, généralement imputé aux groupes paramilitaires, a augmenté de façon alarmante. Bien qu’ils soient censés avoir tous été démobilisés dans le cadre d’un programme lancé par le gouvernement en 2003, ces groupes poursuivent leurs activités, parfois avec la complicité ou le consentement des forces de sécurité, et continuent à commettre de graves violences à l’encontre de défenseurs des droits fondamentaux et d’autres civils.
Action complémentaire sur l’AU 301/09, AMR 23/007/2010, 12 février 2010