un projet de Protection International
Publications de Protection International
Publications de PI Manuel de protection Catalogue des publications et DVD de PI
Recevez nos bulletins d'actualité hebdomadaire en français
s'abonner à un ou plusieurs bulletinsjeudi 22 octobre 2009 par Observatoire , EMHRN
Le réseau Euro-méditerranéen des droits de l’Homme et l’Observatoire pour la protection des défenseurs des droits de l’Homme dénoncent l’interdiction faite à Me Radhia Nasraoui, présidente de l’Association Tunisienne de Lutte contre la Torture (ALTT) de quitter le territoire tunisien, mardi 20 octobre.
Me Radhia Nasraoui s’est présentée, mardi 20 octobre, dans la matinée à l’aéroport de Tunis d’où elle devait embarquer pour la France. Après enregistrement de son bagage et remise de sa carte d’embarquement, les agents de la police des frontières l’ont informée qu’elle faisait l’objet d’une interdiction de quitter le territoire. La police a justifié cette interdiction par l’existence d’une plainte qui aurait été déposée en 2008 contre Me Nasraoui par une personne inconnue. Il n’a pas été possible d’obtenir plus d’informations sur cette procédure auprès des autorités judiciaires tunisiennes.
Me Nasraoui allait se rendre en France pour participer à une conférence sur « la situation à Redeyef et dans le bassin minier de Gafsa » organisée à l’occasion de la session plénière du Parlement européen à Strasbourg, mercredi 21 octobre, à l’initiative des députés européens Hélène Flautre (Verts), Catherine Trautmann (PSE) et Marie-Christine Vergiat (GUE).
Me Nasraoui devait participer à une délégation conjointe du REMDH et de la FIDH comprenant également M. Kamel Jendoubi, président du REMDH, Mme Souhayr Benhassen, présidente de la FIDH et Me Houcine Bardi, avocat.
Le REMDH et l’Observatoire condamnent fermement cette atteinte à la liberté de circuler qui a vraisemblablement pour objet d’empêcher une voix dissidente au discours officiel de s’exprimer en période de campagne électorale.
Le REMDH et l’Observatoire invitent les organes décisionnaires de l’Union européenne à demander à la Tunisie de se conformer à ses engagements internationaux, tels que mentionnés dans la déclaration de Barcelone, et en particulier le Pacte international relatif aux droits civils et politiques dont l’article 12 dispose dans son alinéa 2 que « Toute personne est libre de quitter n’importe quel pays, y compris le sien ».