un projet de Protection International
mardi 10 juin 2008 par Front Line
Front Line est profondément inquiète après que le gouvernement égyptien ait empêché des membres de l’organisation Egyptian Initiative for Personal Rights (EIPR) de participer à une réunion à haut niveau de l’Assemblée Générale des Nations unies sur le sida, qui doit avoir lieu les 10 et 11 juin 2008. L’EIPR a été fondée en 2002 dans le but de protéger et de promouvoir les droits humains en Égypte.
Informations Complémentaires
Publié le 06/06/08. Les 10 et 11 juin 2008, des membres de l’EIPR devaient se rendre à une rencontre à haut niveau de l’ONU à New York sur le sida, mais ils en ont été empêchés par le gouvernement égyptien, qui a mis son veto en décembre 2007 à la participation de l’EIPR. La rencontre doit passer en revue les avancées de la Déclaration d’engagement sur le VIH/sida signée en 2001. En juin 2006, l’EIPR avait participé à la dernière rencontre de ce type. Dix-sept groupes de défense des droits humains se sont opposés à la décision du gouvernement égyptien d’empêcher l’EIPR de participer à la rencontre car cela représente une entrave à la liberté d’association et d’expression.
Récemment, les autorités ont imposé des restrictions aux organisations des droits humains égyptiennes. Selon certaines sources, le gouvernement égyptien a tenté de faire fermer l’Egyptian Awn (Aid) Association, au motif que l’association manquait de fonds, alors qu’elle fonctionne sur une base bénévole. Par ailleurs, le gouvernement égyptien n’a pas respecté une décision de la Cour qui ordonnait l’enregistrement du Centre for Trade Unions and Workers’ Services. Des agents de sécurité ont empêché la tenue de conférences organisées par d’autres organisations de défense des droits humains égyptiennes. Front Line a déjà publié un article au sujet d’une attaque contre Dr Magda Adly du Centre Nadeem pour le soutien psychologique et la réhabilitation des victimes de violences le 30 avril 2008 ; attaque qui n’a donné lieu à aucune enquête pour l’instant.
Front Line pense que les autorités ont empêché l’EIPR de participer à la rencontre à haut niveau de l’Assemblée Générale de l’ONU à cause de ses actions en faveur des droits humains, et particulièrement de son travail pour la lutte contre le sida. Front Line craint que cela fasse partie d’une campagne de harcèlement contre les organisations de défense des droits humains en Égypte.