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D’après le Centre de Surveillance du Déplacement Interne (Internal Displacement Monitoring Centre), en raison du conflit en Turquie, « Le nombre de déplacés se situe entre les 350.000 estimés à l’origine par le gouvernement et 4.5 millions selon des observateurs internationaux et des ONG turques. Les conditions de retour se sont radicalement améliorées depuis la déclaration de cessez-le-feu en 1999 de la part des rebelles du Parti des Travailleurs du Kurdistan (PKK). Il existe encore des obstacles significatifs qui empêchent la majorité des déplacés de rentrer chez eux, tels que des conditions socio-économiques inadéquates dans les zones de retour, et la présence, encore aujourd’hui, des « gardiens de villages. »
Des nouveaux déplacements peuvent survenir dans le cadre du projet de développement du Sud-Est de l’Anatolie (GAP), et en particulier par la construction du Barrage d’Ilisu. Selon le Kurdish Human Rights Project (www.KHRP.org), ONG située à Londres, dans son article publié le 30 mai : « Des plans ont été approuvés par le gouvernement Turc en 1982, mais le projet n’a pas atteint les standards internationaux. En 2002, les compagnies étrangères et les bailleurs de fonds ont abandonné le projet à cause de possibles conséquences désastreuses. Le barrage envisagé endommagerait non seulement l’environnement, en réduisant la qualité de l’eau et du sol, en tuant des poissons et en causant des maladies, mais il inonderait aussi de nombreux villages, comme l’ancienne ville de Hasankeyf, et déplacerait plus de 55.000 personnes avec la destruction de leurs maisons et de leurs fermes.
Finalement, les dégâts effaceraient l’histoire et la culture de la région, incarnées dans ses cités et communautés, qui existent encore aujourd’hui. Par ailleurs, la Turquie n’a pas réussi à impliquer ni les communautés locales, ni les nations voisines dans la prise de décisions, en violant ainsi les standards internationaux. Néanmoins, des compagnies allemandes, autrichiennes et suisses ont signé l’ignominieux projet tout en connaissant les dangers potentiels et les objections au projet de la part du gouvernement iraquien. »
L’ONG turque Göç-Der, se consacre à l’assistance aux personnes déplacées. Ahmet Kalpak est le directeur de la branche de Göç-Der à Diyarbakir.
Protectionline l’a rencontré en mars 2007, au moment où plusieurs délégations de l’Union Européenne se rendaient à Hasankeyf pour protester contre le projet de barrage.
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