Il y a eu des cas de défenseurs des droits humains qui ne se sont pas présentés à leur organisation parce qu’ils avaient une liaison. L’organisation avait déjà mis en alerte son contact d’urgence, pour ensuite se rendre compte que les défenseurs étaient en parfaite santé et inconscients de l’inquiétude provoquée. Ce genre de situ- ation donne clairement une occasion de discréditer l’organisation et le défenseur concerné en attirant l’attention sur l’image et sur les implications éthiques. Quelques contacts d’urgence pourront même décider de se retirer du système d’alerte anticipé de l’organisation.
Le problème n’est pas la liaison, mais comment celle-ci peut affecter la communication et la sécurité. Nous répétons qu’il ne s’agit pas d’une question de morale ou de santé mais d’une ques- tion de sécurité. Il est important que l’organisation soit capable de gérer ces éventualités d’une façon claire et qu’elle recherche les manières de le faire.
Que faire si l’ami(e) d’un défenseur était considéré(e) comme suspect(e) par d’autres membres de l’organisation ? L’organisation pourrait-elle intervenir ?
De quelle manière l’information peut-elle être transmise aux amis, aux familles et aux proches ? Le défenseur des droits humains est-il responsable de la manière dont l’information pour- ra être utilisée ?
La façon dont les défenseurs utilisent leur temps libre a donc un impact poten- tiel sur la sécurité. Il ne s’agit pas d’interdire les loisirs, qui représentent une nécessité, mais plutôt d’examiner les conditions dans lesquelles on peut les poursuivre.
Toutes les organisations des défenseurs exposées au risque ont besoin d’une politique concernant tous les aspects liés au temps libre, allant des soirées jusqu’aux vacances.
Il est nécessaire d’aborder les questions de la consommation d’alcool en public et d’autres drogues, de la manière dont les relations secrètes peuvent interférer avec la sécurité et de la façon dont le temps libre peut affecter l’image et la sécurité de l’organisation.

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