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Le 24 février 2007, Hy Vuthy, le président du Syndicat libre des travailleurs du Royaume du Cambodge (FTUWKC) a été tué par balle par des agresseurs non identifiés, alors qu’il rentrait du travail.
L’assassinat de Hy Vuthy est le dernier acte en date d’une longue série d’intimidations exercées envers les membres du FTUWKC employés dans les usines de vêtements Suntex et Bright Sky de Phnom Penh. Hy Vuthy est le quatrième membre du FTUWKC assassiné en raison de son travail syndical. Les précédents présidents du FTUWKC, Chea Vichea et Ros Sovannareth, ont tous deux été tués lors d’agressions similaires en 2004. La veuve de Hy Vuthy serait la cible d’intimidations depuis l’assassinat de son mari. Le soir même où son mari a été tué, plusieurs hommes à moto non identifiés ont encerclé sa maison et ont jeté des pierres dessus. Le 25 février, des motocyclistes ont de nouveau encerclé sa maison.
Le 20 février, Hy Vuthy avait déposé une lettre auprès de la direction de la fabrique de vêtements Suntex, afin de demander pour les employés de la fabrique de vêtements une journée de congé, coïncidant avec le Nouvel An khmer. Le lendemain, deux membres de la Fédération des syndicats cambodgiens (CUF), syndicat gouvernemental au Cambodge, se sont adressés à Hy Vuthy, critiquant ses tentatives d’instauration de congés pour les travailleurs.
Front Line pense que Hy Vuthy a été tué afin d’empêcher qu’il ne poursuive son travail en faveur des droits humains. Front line demande expressément aux autorités cambodgiennes de mener une enquête totalement impartiale et rapide sur l’assassinat de Hy Vuthy et que les responsables soient amenés devant la justice. Front Line demande également aux autorités de garantir la sécurité des membres du FTUWKC, ainsi que celle de leur famille, et plus particulièrement celle de la veuve de Hy Vuthy. Front Line demande par ailleur que soit assurée à tous les syndicalistes et à tous les défenseurs des droits humains du Cambodge la possibilité de mener librement leurs activités légitimes de défense et de protection des droits humains.