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Front Line est profondément préoccupée suite aux fausses accusations lancées contre le défenseur des droits humains Julfikar Ali. Julfikar Ali est chargé de surveiller le respect des droits humains dans le district de Murshidabad, pour le Projet national pour la prévention de la torture en Inde (NPPTI). Ce projet est coordonné par People’s Watch et financé par l’Union européenne. Julfikar Ali enquête sur des allégations d’actes de torture perpétrés par des agents de sécurité de l’Etat, notamment par les Forces de sécurité des frontières (BSF), et cherche des moyens légaux de réparation au nom des victimes de ces actes de torture.
Informations complémentaires
28/02/2008. Le 30 janvier 2008, la police s’est rendue au domicile de Julfikar Ali, demandant où il se trouvait. Ses proches ont informé la police qu’il était au Bangladesh. La visite de la police avait pour but d’informer Julfikar Ali des accusations portées contre lui. Le 12 janvier, l’inspecteur Vikash Chandra du BSF avait porté plainte contre Julfikar Ali au commissariat de Ranninagar au titre des sections 147, 148, 149, 186, 353, 307 et 326 du Code Pénal Indien. Il est accusé d’avoir organisé une émeute ; d’avoir participé à une émeute avec une arme à feu ; de rassemblement illégal ; d’obstruction aux fonctionnaires ; d’agression pour dissuader un fonctionnaire d’exercer ses fonctions ; de tentative de meurtre et de coups et blessures au moyen d’une arme dangereuse.
L’incident évoqué dans la plainte se serait produit dans la matinée du 12 janvier 2008 aux environs de 1h25 à l’avant-poste frontalier de Kaharpara. Entre 40 et 50 fermiers ont tenté de passer la frontière en contrebande avec du bétail ; ils auraient blessé un membre du BSF, Constable Bhagwan Koli. La plainte a été déposée contre quatre personnes, dont Julfikar Ali, bien que son nom ait été mal transcrit (Julfikar Shiekh) et qu’en outre, son adresse était incorrecte. Julfikar Ali ne connaît pas les trois autres personnes citées dans la plainte ; de plus, à ce moment-là , il se serait trouvé à 25 km du lieu de l’incident.
A l’heure actuelle, Julfikar Ali n’a toujours pas officiellement été informé de la plainte déposée contre lui.
Front Line pense que Julfikar Ali a été pris pour cible à cause de son action légitime en faveur des droits humains, particulièrement son action pour mettre fin à l’impunité et aux actes de torture en Inde. Front Line craint que Julfikar Ali soit arrêté suite aux accusations portées contre lui par le BSF.