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La CSI demande à Séoul de mettre un terme à la répression contre la KCTU

Corée du Sud

lundi 11 août 2008 par Confédération Syndicale Internationale

La CSI demande à Séoul de mettre un terme à la répression contre la KCTU

Bruxelles, le 7 août 2008 (CSI En Ligne) : Dans une lettre adressée au président sud-coréen Lee Myung-bak , la CSI a protesté avec véhémence contre la détention, sur ordre du gouvernement, de Mme Jin Young-ok, première vice-présidente de la Confédération coréenne des syndicats (KCTU), affiliée à la CSI, et l’émission de mandats d’arrêt contre plusieurs autres hauts-dirigeants de la KCTU, du Syndicat des ouvriers du métal de Corée (KMWU) et de la branche syndicale des travailleurs d’Hyundai Motor

Des mandats d’arrêt ont été délivrés contre Lee Suk-haeng et Lee Yong-shik, respectivement président et secrétaire général de la KCTU, ainsi que contre Jung Gab-deuk et Nam Taek-gyu, respectivement président et premier vice-président du KMWU et les six principaux responsables élus de la branche Hyundai Motor. Suite à l’émission des mandats d’arrêt, la police a encerclé le bâtiment où se trouve le siège central de la KCTU. Les personnes voulant pénétrer dans le bâtiment ont été fouillées et des mandats d’arrêt ont également été délivrés pour les domiciles des prévenus. Les membres des familles des syndicalistes ont également été placés sous surveillance.

Le gouvernement a pris ces mesures en vertu des dispositions du Code pénal, au titre d’ « obstruction à la conduite normale des affaires », suite à une grève générale convoquée par la KCTU en date du 2 juillet 2008. Par son action, la KCTU réagissait à l’inquiétude que suscite la sécurité alimentaire et l’importation de viande bovine des Etats-Unis et divers autres griefs, dont la privatisation et la flambée des prix des produits de consommation courante.

« Les mesures déployées par le gouvernement sont totalement inadmissibles et nous appelons, de ce pas, le président Lee à ordonner la remise en liberté immédiate de Jin Young-ok, l’annulation des mandats d’arrêt, et la cessation des harcèlements et des persécutions de syndicalistes et de leurs familles. Au lieu de recourir, une fois de plus, à la répression antisyndicale, le gouvernement se doit d’engager un dialogue sur ces enjeux d’une grande importance pour les travailleurs coréens », a déclaré Guy Ryder, secrétaire général de la CSI.

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