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s'abonner à un ou plusieurs bulletinsmercredi 30 septembre 2009 par Amnesty International
À l’approche du 60e anniversaire de la proclamation de la République populaire de Chine, le 1er octobre, les autorités de Pékin ont intensifié les arrestations, les mesures de surveillance et les actes de harcèlement contre les militants, a déclaré Amnesty International.
L’organisation estime que plusieurs centaines de militants et de dissidents sont sous le coup d’une mesure de surveillance ou d’assignation à domicile, et que plusieurs milliers de « pétitionnaires » sont actuellement expulsés de Pékin.
« Le gouvernement chinois veut glorifier les avancées du pays en prenant garde qu’aucune voix dissidente ni aucune plainte ne se fasse entendre, a déclaré Roseann Rife, directrice adjointe du programme Asie-Pacifique d’Amnesty International.
« Il ne fait ainsi que mettre en avant sa propre peur de donner aux citoyens chinois la possibilité véritable de s’exprimer sur la réalité de leur vie, sous ses bons et ses mauvais aspects. »
Les « pétitionnaires » sont les personnes qui cherchent à obtenir justice directement auprès des autorités centrales pour des plaintes pour lesquelles elles n’ont pas obtenu satisfaction à l’échelle locale.
La répression vise à empêcher les militants de porter sur la place publique des préoccupations en matière de droits humains qui viennent ternir l’image d’harmonie sociale véhiculée par les autorités, a indiqué Amnesty International.
L’organisation continue de recevoir des informations faisant état de l’incarcération de nombreuses personnes dans des « prisons noires » et d’autres centres de détention clandestins en dehors de Pékin.
Ces dernières semaines, les autorités ont également accru la surveillance des « pétitionnaires », des défenseurs des droits humains, des pratiquants de certaines religions et des membres de minorités ethniques.
Elles entendent ainsi empêcher ces citoyens de soulever publiquement des questions relatives aux droits humains à l’occasion des célébrations de la fête nationale.
Selon des informations diffusées vendredi 25 septembre par les médias locaux, les organes du gouvernement central chargés des « pétitionnaires » – le bureau d’État des Lettres et Visites » et le bureau de la Sécurité publique – ont demandé aux autorités locales d’examiner leurs registres et de placer sous surveillance, jusqu’à nouvel ordre, toute personne ayant déposé une « pétition ».
Il arrive fréquemment avant les événements ou célébrations d’importance majeure que les autorités de Pékin renvoient de force les « pétitionnaires » dans leur ville d’origine. Elles pensent en effet que ces personnes vont donner une mauvaise image du pays au plan international.
« Nous demandons aux autorités de lever immédiatement et sans condition toutes les restrictions qui pèsent sur les défenseurs des droits humains et de remettre en liberté tous les prisonniers d’opinion détenus dans le pays », a déclaré Roseann Rife.
Amnesty International a relevé récemment les faits exposés ci-dessous.