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vendredi 19 février 2010 par Confédération Syndicale Internationale
Bruxelles, le 16 février 2010 : La CSI s’est jointe à son organisation régionale pour les Amériques, CSA, et à ses affiliées guatémaltèques CGTG, CUSG et UNSITRAGUA pour dénoncer et condamner avec fermeté l’entrée par effraction dont a fait l’objet le centre de traitement du café « Café Justicia », à Santiago Atitlán, d’où 182 quintaux de café pergamino, fruit du labeur des membres du CCDA, ont été dérobés.
D’après l’information reçue par la CSI, des messages contenant des menaces contre le Mouvement syndical indigène et paysan du Guatemala (MSICG) et ses organisations affiliées auraient été retrouvés dans le centre de traitement. Leocadio Juracán, dirigeant du CCDA et membre du Conseil politique du MSICG est la principale cible de ces attaques.
Ces actes de violence surviennent à quelques jours de la publication par le MSICG d’un rapport intitulé « Guatemala, le prix de la liberté syndicale » (Guatemala, el costo de la libertad sindical), qui dénonce la violence et les attaques contre la lutte indigène, paysanne et syndicale du MSICG. Il y a quelques jours à peine, la CSA condamnait dans une déclaration le climat de violence au Guatemala, en général, et contre le MSICG en particulier.
Depuis la condamnation internationale faite par le MSICG, les actions violentes contre le CCDA n’ont cessé de s’intensifier. Le 13 février, les agresseurs sont à nouveau descendus au siège du CCDA et au centre de traitement du café, où ils ont laissé des messages contenant des menaces de mort contre Leocadio Juracán et sa famille. Les violences ont démarré suite à la participation de Juracán à une mission des dirigeants du MSICG en Union européenne organisée par la CSI pour dénoncer la crise provoquée par la précarisation de la condition des travailleuses et travailleurs au Guatemala.
Dans une lettre envoyée aux autorités guatémaltèques , la CSI et la CSA demandent que soient garanties la vie, la sécurité et l’intégrité physique des dirigeants du CCDA en général et de Leocadio Juracán et de sa famille en particulier. « Il est urgent de faire toute la lumière sur ces actes de violence », a déclaré Guy Ryder, secrétaire général de la CSI. « L’ouverture immédiate d’une enquête s’impose pour punir les auteurs matériels et intellectuels des ces agressions inacceptables. »